La cryptographie : pilier de la sécurité numérique
La cryptographie protège les données en les chiffrant pour que seuls les destinataires autorisés puissent les lire. Autrefois réservée au domaine militaire, elle est aujourd’hui indispensable dans la vie civile : identité numérique, transactions bancaires, cartes d’identité ou cartes à puces.

Face aux menaces émergentes comme l’informatique quantique ou l’intelligence artificielle, capables de briser certains cryptosystèmes, la communauté scientifique développe des solutions post-quantiques. Une utilisation incorrecte ou des vulnérabilités dans les systèmes d’information peuvent aussi compromettre sa sécurité. Son usage est strictement encadré par des normes et des obligations légales, tout en suscitant des débats entre liberté individuelle et accès aux données pour les forces de l’ordre.
Ses applications clés
Confidentialité et intégrité des données
La cryptographie protège les données statiques (bases de données, archives, configurations) contre les accès non autorisés et les altérations, tout en assurant la conformité au RGPD. Elle sécurise également les données actives, comme celles en mémoire vive, via des techniques avancées telles que le chiffrement homomorphe, qui permet des calculs sans déchiffrement préalable. Enfin, elle garantit que les communications ne peuvent être interceptées ou modifiées par des tiers non autorisés.
Authentification et contrôle d’accès
La cryptographie permet de vérifier l’identité d’un utilisateur (via mot de passe, certificat numérique ou carte physique) pour autoriser l’accès à un service. Les infrastructures à clés publiques (PKI) génèrent des certificats numériques liés à une identité, permettant une authentification sans partage de données sensibles, grâce au chiffrement asymétrique.
Preuve et traçabilité
Dans le cadre du vote électronique, la cryptographie assure le secret du vote et son comptage exact, avec une transparence totale. La signature électronique et l’horodatage enregistrent l’identité du signataire et l’heure de la signature pour retracer le parcours d’un document. La blockchain crée, quant à elle, une chaîne immuable où chaque action est traçable et modifiable uniquement avec le consensus de toutes les parties.
La cryptographie est fondamentale pour la confidentialité, l’intégrité, l’authentification et la traçabilité des données.
Face aux nouvelles menaces, la recherche et l’innovation sont essentielles pour maintenir des systèmes résilients et fiables. Découvrez les solutions de la filière industrielle de la cryptographie de confiance.
Nos paroles d’ experts :
-

Nicole Servon
lSofinco
test blablabablm,veanvnemanv,ea foeajv pkfze
-


Julia Chaulet
lIliadata
« La cryptographie est le socle invisible de notre sécurité numérique, protégeant données, identités et transactions. Sans elle, pas de confiance dans le monde digital : ni paiements en ligne,…
Glossaire
Un ordinateur quantique est une machine en développement capable de traiter certaines tâches en un temps infiniment plus court que les meilleurs supercalculateurs. Cependant, beaucoup de systèmes de sécurité sont basés sur des calculs.
PQC signifie « Post Quantum Cryptography », c’est un ensemble d’algorithmes cryptographiques conçus pour résister aux attaques des futurs ordinateurs quantiques.
PKI signifie « Public Key Infrastructure », c’est un cadre de sécurité qui repose sur un système de clés privées et publique mathématiquement liées pour chiffrer et déchiffrer une donnée.
HSM signifie « Modules Matériels de Sécurité », ce sont des dispositifs conçus pour protéger les clés cryptographiques et réaliser des opérations cryptographiques de manière sécurisée.
Un qubit, ou bit quantique, est l’unité d’information de base utilisée pour encoder les données en informatique quantique, qui peuvent exister dans plusieurs états simultanément grâce à la superposition quantique.
Opération effectuée par le destinataire légitime du cryptogramme, qui connaît donc la clé.
Opération de recouvrement du clair sans connaissance de la convention secrète utilisée pour l’opération de chiffrement. Le déchiffrage fait appel aux techniques de cryptanalyse et est conduit par un décrypteur ou cryptanalyste.
Solution fondée sur la factorisation en nombres premiers et qui porte le nom de RSA, il est aisé de trouver deux nombres premiers de les multiplier entre eux, mais si la taille de ces nombres est suffisante, il est « quasiment » impossible, à partir de leur produit, de retrouver les deux nombres initiaux. À ce jour, il est ainsi admis qu’il n’est pas raisonnable d’envisager un système reposant sur les longueurs de clés RSA inférieures à 4.096 bits si le système doit perdurer encore quelques décennies avant la percée de la cryptographie quantique.
Systèmes cryptographiques reposant sur le principe de partage d’une même convention secrète entre les individus ayant à communiquer entre eux.
Par opposition aux systèmes traditionnels symétriques ou à clé secrète. Plus besoin de partager un même secret, on allait faire appel à deux clés pour chaque individu, l’une (dite clé publique) servait à chiffrer les messages envoyés, et l’autre (appelée clé secrète) servait à déchiffrer les messages.
Focus PEPR / CNRS
Lancés en juin 2022, le Programme et équipements prioritaires de recherche en Cybersécurité sont financés par France 2030, dans le cadre de la stratégie nationale pour la cybersécurité. Son budget de 65M€ sur six ans doit lui permettre de répondre à 10 défis de recherche au service de la filière.

Focus ARCSI
L’ARCSI est l’une des principales associations françaises dans les domaines de la cryptologie et de la sécurité numérique. Mais c’est la seule à faire le pont entre les aspects historiques du Chiffre (équipements et opérateurs, événements de l’Histoire, archives) et ceux liés aux technologies modernes (électronique et informatique, algorithmique).


